Chaque année, le traitement et les soins dispensés à des centaines de millions de patients dans le monde sont compliqués par des infections contractées au cours de soins de santé. Certains patients se trouvent alors dans un état plus grave qu’il n’aurait été en situation normale. Certains doivent subir des hospitalisations prolongées, d’autres souffrent d’incapacités de longue durée et certains décèdent. Indépendamment du coût humain, les systèmes de soins de santé supportent une charge financière plus lourde.

Une infection nosocomiale est une infection contractée dans un établissement de santé. Une infection est dite nosocomiale ou hospitalière, si elle est absente lors de l’admission du patient à l’hôpital et qu’elle se développe 48 heures au moins après l’admission. Ce délai permet de distinguer une infection d’acquisition communautaire d’une infection nosocomiale. Le délai de 48 heures s’allonge jusqu’à 30 jours dans le cas d’infections de site opératoire, et jusqu’à un an s’il y a mise en place de matériel prothétique. Autrement dit, toute infection survenant sur une cicatrice chirurgicale dans l’année suivant l’opération, même si le patient est sorti de l’hôpital, peut être considérée comme nosocomiale.

Les infections nosocomiales sont reconnues comme des problèmes majeurs de santé publique de par leur fréquence, leur coût, leur gravité.

  • A tout instant, plus de 1,4 million de personnes dans le monde souffrent d’infections contractées à l’hôpital.
  •  Entre 5 et 10 % des patients admis dans des hôpitaux modernes de pays développés contractent une ou plusieurs infections.
  • Le risque de contracter une infection au cours de soins de santé est 2 à 20 fois plus élevé dans les pays en développement que dans les pays développés. Dans certains pays en développement, la proportion de patients souffrant d’une infection résultant de soins de santé peut dépasser 25 %.
  •  Les infections nosocomiales touchent chaque année entre 700 000 et un million de personnes en France. Elles compliquent 5 à 19% des admissions dans les hôpitaux généraux et jusqu’à 30% des patients en soins intensifs. En moyenne, ces infections prolongent l’hospitalisation de 4 à 5 jours. On estime qu’il y a environ 9 000 morts par an dues aux infections nosocomiales en France.
  • Aux Etats-Unis d’Amérique, 1 patient hospitalisé sur 136 tombe gravement malade par suite d’une infection nosocomiale, ce qui équivaut à 2 millions de cas et à près de 80 000 décès chaque année.
  • En Angleterre, plus de 100 000 cas d’infections résultant de soins de santé aboutissent à plus de 5000 décès par an, directement imputables aux infections.
  • Au Mexique, on estime que 450 000 cas d’infections liées à des actes de soins causent chaque année 32 décès pour 100 000 habitants.
  • On estime à un milliard de livres sterling le coût annuel des infections contractées au cours de soins en Angleterre. Aux Etats-Unis d’Amérique, ce coût est estimé chaque année entre 4,5 et 5,7 milliards USD. Au Mexique, le coût annuel représente près de 1,5 milliard USD.

Les infections nosocomiales sont de deux types :

  • Les infections endogènes, c’est à dire que le malade se contamine par ses propres germes. Elles interviennent alors que la situation médicale du patient, c’est à dire son âge et sa pathologie, ses traitements, la qualité des soins, la présence de germes pathogènes pour certains patients est fragilisée. Les infections endogènes représentent 50 % au moins des infections nosocomiales.
  • Les infections exogènes, qui sont soient des infections croisées transmises d’un malade à l’autre, soient des infections provoquées par les germes du personnel porteur, soit des infections liées à la contamination de l’environnement hospitalier.

A l’origine de ces infections :

  • Un manque de pratiques d’hygiène. Il a été montré récemment que la cause majeure de la transmission des bactéries était le manque d’hygiène (absence de lavage des mains, absence de désinfection, …).
  • Les progrès de la médecine et de la chirurgie avec par exemple des soins et des thérapeutiques de plus en plus agressifs et invasifs qui peuvent être des sources possibles d’infection.
  • Parmi les bactéries responsables d’infections dans les hôpitaux français, la proportion de souches multi résistantes est parmi les plus élevées d’Europe : 35% de l’ensemble des staphylocoques isolés à l’hôpital sont résistants à la méthiciline, la résistance des Klebsielles aux lactamines est fréquente, …

Les infections nosocomiales entraînent un surcoût financier important, essentiellement dû à un allongement de la durée d’hospitalisation (4 jours en moyenne), au traitement anti-infectieux et aux examens de laboratoire nécessaires au diagnostic et à la surveillance de l’infection. On estime ainsi que la survenance d’une infection allonge le séjour en chirurgie orthopédique de près de 2 semaines et augmente les coûts de prise en charge du patient de 300%.

Les différentes études disponibles font état d’une échelle de coûts très large, allant de 340 euros en moyenne pour une infection urinaire à 40.000 euros pour une bactériémie sévère en réanimation. Les estimations varient donc sensiblement en fonction du site anatomique de l’infection, de la nature du germe, de la pathologie prise en charge mais aussi du service d’hospitalisation. En appliquant une fourchette de surcoût moyen de 3.500 à 8.000 euros par infection aux 750.000 infections nosocomiales annuelles, on atteint un montant de dépenses de 2,4 à 6 milliards d’euros.

Ainsi, une diminution de 10% du nombre d’infections conduirait à une économie de 240 à 600 millions d’euros, soit jusqu’à 6 fois plus que l’effort de prévention consenti par les établissements hospitaliers, qui s’établit à une centaine de millions d’euros.

Ce rapide calcul montre combien le coût de la non-qualité est supérieur à celui de la prévention.

Les risques d’infection sont particulièrement élevés dans certaines parties du monde. De nombreux projets, tant dans les pays développés que dans des pays en développement, ont montré que l’application d’interventions et de stratégies pouvait réduire considérablement la charge de morbidité imputable aux infections résultant d’actes de soins.

Nos expertises terrain

Hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux, laboratoires

Ces établissements accueillent régulièrement des patients porteurs d'agents pathogènes et souvent immunodéficients. Pour diminuer ou annuler la possibilité d'infections, il faut que les surfaces avec lesquelles le patient est en contact soient soumises à des procédures rigoureuses de nettoyage et de désinfection. Posséder un système permettant de désinfecter/stériliser efficacement 100% des surfaces d'une pièce devient alors indispensable (chambres, blocs opératoires, ...).

Maisons de retraite, centres de rééducation, centres de thalassothérapie

Ces établissements accueillent des personnes pour des durées généralement longues. Ces patients sont le plus souvent immunodéficients voire immunodépressifs. Même si la problématique des infections nosocomiales se pose moins dans ce type d'établissement, il est important de rester vigilant et de maîtriser le risque infectieux grâce à un concept permettant de traiter l'intégralité des surfaces.

Ambulances, pompiers

Les ambulances et les pompiers interviennent le plus souvent dans des situations d'urgence et transportent un grand nombre de personne quotidiennement. Chaque personne transportée est susceptible d'être contaminée ou de déposer des agents pathogènes sur les surfaces avec lesquelles elle a été en contact si aucune procédure efficace de désinfection n'est appliquée entre chaque transport de patient.